une fenêtre sur l'activité du parti. Un moyen de connaitre l'actualité du LMD et de donner son avis dans le respect d'autrui ......... bien entendu
Lorsque les professionnels de santé doivent accompagner un avortement, c’est toujours en parlant de contraception. Ce sont les moyens de contraception (préservatifs, implants, pilules) qui permettront notamment de réduire le nombre d’avortements et de grossesses non désirées dont le nombre est bien trop élevé chez les jeunes calédoniennes.
Cela pose la question de l’efficacité des messages de prévention, qui doivent absolument être mieux ciblés. Lundi, au Congrès, l’élue LMD Pascale Doniguian-Panchou a interpellé ses collègues sur le phénomène d’alcoolisation massive, en s’appuyant sur l’étude Santé sexuelle des jeunes en Nouvelle-Calédonie (*).
« Lorsque l’on vient demander une IVG parce que, par amnésie alcoolique, l’on ne sait plus qui est le père de son enfant à venir, éthiquement, humainement, c’est un drame insupportable », a-t-elle dénoncé.
L’étude sur la Santé sexuelle constate ainsi : « En raison de la fréquence des rapports sexuels lors de fêtes sans pouvoir s’en souvenir exactement après (19 % des garçons dans l’enquête quantitative et 5 % des filles), des « trous noirs » (amnésies alcooliques) et d’une information approximative sur la sexualité, un certain nombre de grossesses sont découvertes bien trop tardivement pour envisager une IVG dans les délais légaux. »
« Changer les mentalités »
Et, parfois, ces trous noirs cachent aussi viols et violences sexuelles.
Une enquête récente a été menée dans les îles Loyauté, interrogeant des jeunes de 15 à 25 ans sur la représentation qu’ils ont des violences sexuelles collectives.
Le résumé est dur : « Les jeunes interrogés décrivent à l’unanimité les mécanismes qui gouvernent ces pratiques : ils décrivent un acte qui est vécu comme un jeu, organisé à l’avance soit par l’intermédiaire du copain de la victime soit à l’occasion de fêtes alcoolisées. Il s’agit pour les garçons d’affirmer leur domination. »
Seul constat porteur d’espoir : « Les jeunes ont pu, grâce à cet espace de parole, non seulement exprimer leur malaise face à ce problème, mais aussi proposer des solutions pour les prévenir en tentant de changer les mentalités. » (*)
Santé sexuelle des jeunes en Nouvelle-Calédonie, étude Inserm/Ass-NC/Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Auteurs : Christine Hamelin et Christine Salomon. Mars 2011."

www.lnc.nc